Le 29 mars 2025 marque le 66ᵉ anniversaire de la disparition de Barthélemy BOGANDA, figure emblématique de l’indépendance de la République Centrafricaine. Père fondateur de la République centrafricaine, il fut bien plus qu’un simple homme politique : un visionnaire dont les idéaux résonnent encore aujourd’hui. Mais au-delà des hommages protocolaires, son héritage est-il vraiment compris et perpétué ?
Un rêve
panafricain inachevé, mais toujours inspirant
BOGANDA
ne se contentait pas de militer pour l’indépendance de l’Oubangui-Chari ; il
aspirait à une Afrique unie et prospère. Son projet des "États-Unis d’Afrique Latine" témoignait
d’une ambition continentale, malheureusement étouffée par les réalités
géopolitiques de l’époque. Pourtant, son combat pour la dignité africaine reste
d’une actualité frappante, alors que le continent cherche encore sa place dans
un monde en mutation.
Les cinq
piliers du MESAN : Des principes intemporels
Si son
engagement politique fut bref, BOGANDA a légué une philosophie pratique à
travers les cinq verbes du MESAN : Nourrir, Vêtir, Guérir, Instruire,
Loger. Loin d’être de simples slogans, ces principes constituent un cadre
de vie essentiel, tant pour les familles que pour les nations.
1. Nourrir : La base de toute dignité
Un foyer
ne peut prospérer sans sécurité alimentaire. BOGANDA rappelait que nourrir sa
famille est une responsabilité primordiale, reflet de l’autonomie et du
respect. À l’échelle nationale, ce principe interpelle : comment un pays
peut-il prétendre à la souveraineté si son peuple a faim ?
2. Vêtir : Une question de respect, pas de luxe
Se vêtir
décemment, c’est affirmer sa dignité. BOGANDA rejetait le superflu mais
insistait sur la nécessité d’une apparence soignée, symbole de cohésion
sociale. Un chef de famille doit veiller à ce que les siens ne soient pas
délaissés, tout comme un État doit garantir à ses citoyens des conditions de
vie décentes.
3. Guérir : La santé, droit fondamental
Sans
accès aux soins, aucune société ne peut s’épanouir. BOGANDA soulignait
l’urgence de systèmes de santé efficaces. Aujourd’hui, face aux carences des
services publics, les initiatives privées et communautaires doivent combler les
lacunes – mais l’État reste le garant ultime de ce droit vital.
4. Instruire : L’éducation, clé de l’émancipation
Un peuple
instruit est un peuple libre. BOGANDA plaçait l’éducation au cœur du
développement, tant familial que national. En Centrafrique comme ailleurs,
investir dans l’école, c’est construire l’avenir.
5. Loger : Un toit pour stabiliser la société
Le
logement n’est pas un luxe, mais un besoin fondamental. Une famille sans abri
est une famille fragilisée ; une nation qui ne loge pas ses citoyens ne peut
assurer leur épanouissement.
Conclusion
: Un héritage à réactualiser
Barthélemy
BOGANDA n’était pas qu’un homme du passé. Ses cinq verbes offrent un modèle de
gouvernance et de responsabilité individuelle toujours pertinent. En les
appliquant au quotidien – dans nos foyers, nos communautés et notre engagement
citoyen –, nous honorons sa mémoire tout en bâtissant une société plus juste.
Soixante-six ans après sa disparition, son message reste un appel à l’action
: "La véritable
indépendance commence par la dignité assurée."
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#Ensemble_on_peut_le_faire

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